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LOCATION:Université de Montréal - Pavillon Marie-Victorin\, 90\, avenue V
 incent-d'Indy\, Montréal\, QC\, Canada\, H2V 2S9
SUMMARY:Aider les étudiants d'origine africaine
DESCRIPTION:Aider les étudiants d'origine africaine\n09 septembre 2016 - 
 Fse\nEn mai dernier\, dans le numéro du printemps 2016 de la revue Les d
 iplômés de l’Université de Montréal\, Raymond Coulombe est tombé s
 ur l’article «Pierrette Rayle donne au suivant».Le magazine avait ét
 é déposé dans sa boîte aux lettres par erreur. Âgé de 87 ans\, M. Co
 ulombe a lu attentivement les propos de la juge à la retraite. La lecture
  du témoignage de Mme Rayle l’a inspiré au point qu’il a immédiatem
 ent décidé de faire un don de 100 000$ à la Faculté des sciences de l
 ’éducation de l’Université en son nom et en celui de sa femme\, Gis
 èle Aubin.Né en 1929 à Saint-Gédéon\, un village du Lac-Saint-Jean\, 
 Raymond Coulombe a grandi dans une famille de 13 enfants. «Chez nous\, on
  commençait à travailler à la ferme familiale dès l’âge de cinq ans
 .»Dans son patelin\, l’école s’arrête à la neuvième année. «Moi
 \, je tenais à continuer mes études. Dès que j’ai pu le faire\, je su
 is parti.» Un oncle l’aide à entrer au collège de L’Islet\, où l
 ’on donne le cours commercial. Puis il entre chez les Frères des école
 s chrétiennes et passe son brevet A. À 23 ans\, il s’offre pour partir
  en mission à l’étranger. Il s’envole pour la France et y obtient so
 n baccalauréat. Il enseigne ensuite au Cameroun\, au Togo et au Maroc. En
  tout\, il passera 18 ans en Afrique.De retour au Québec en vue d’entre
 prendre une licence en mathématiques à la Faculté des sciences de l’
 éducation de l’UdeM\, il rencontre sa future femme. Élevée à Saint-F
 élix-de-Valois dans une famille de 11 enfants\, Gisèle Aubin possède un
  parcours analogue au sien.Musicienne accomplie\, elle est entrée chez le
 s Sœurs de Sainte-Anne à l’âge de 19 ans. Titulaire d’une maîtrise
  en sciences de l’éducation de l’Université de Montréal\, elle a en
 seigné en Haïti pendant six ans.Raymond Coulombe et Gisèle Aubin se mar
 ient en 1973\, après avoir quitté leurs communautés religieuses respect
 ives. Ils ont la quarantaine avancée et sont sans le sou. M. Coulombe se 
 présente devant un comité de sélection de l’Agence canadienne de dév
 eloppement international dans l’espoir d’obtenir un poste de professeu
 r de mathématiques au Maroc. Il dit aux personnes qui l’interrogent: «
 Moi\, je ne vais pas en Afrique pour faire de la propagande pour le Canada
 . Je vais en Afrique pour que les Africains s’épanouissent.» Avec sa f
 emme à ses côtés\, il enseignera trois ans au lycée Mohammed de Casabl
 anca.Quand les Coulombe rentrent au Québec en 1976\, le seul emploi qui c
 orrespond à leurs qualifications se trouve à Sainte-Agathe dans une clas
 se spécialisée pour enfants atteints de troubles socio-affectifs graves.
  Les derniers représentants de l’ancien système d’éducation québé
 cois se retrouvent face au plus récent avatar de la réforme scolaire. «
 On a mis cinq ans à s’habituer\, explique M. Coulombe. Puis\, on a comp
 ris qu’on ne pouvait absolument rien faire au point de vue scolaire avec
  ces enfants. Parce qu’un enfant en bas âge qui ne reçoit pas d’amou
 r de ses parents\, c’est une catastrophe.»Anciens religieux\, M. Coulom
 be et sa femme avaient fait vœu de pauvreté durant leur jeunesse. Ils on
 t eu à peine 10 ans pour amasser des économies. Pourtant\, ils se trouve
 nt comblés. «Un jour en lisant la bible\, je suis tombé sur ce verset d
 e l’Évangile selon Saint-Jean: “Je suis venu pour que vous ayez la vi
 e et que vous l’ayez en abondance.” J’ai pensé que cette parole ét
 ait pour moi.»Ils prennent leur retraite en 1983. Ils en profitent pour v
 oyager et soutenir des organismes de charité. Puis\, ils pensent à l’U
 niversité de Montréal. Le don qu’ils remettent à l’UdeM sera distri
 bué sous forme de bourses aux étudiants d’origine africaine inscrits a
 ux cycles supérieurs en éducation. Même si la conjointe de M. Coulombe 
 souffre de la maladie d’Alzheimer\, elle participe symboliquement au pro
 jet. «Elle serait d’accord avec moi»\, affirme son mari.\n \nRaymon
 d Coulombe\nPhoto : Amélie Philibert
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