Après avoir formé un tandem avec Dizzy Gillepsie, Charlie Parker « découvre », en 1945, un jeune trompettiste du nom de Miles Davis, dont il fera son protégé. De 1944 à son décès en 1955 se succèdent une série d’enregistrements historiques. Mais tous les succès d’estime et le statut de légende vivante ne peuvent faire oublier les problèmes de toxicomanie qui affligent le Bird depuis son adolescence et qui nuisent à son envol. Quand il meurt prématurément (à l’âge de 34 ans), le corps usé par une vie d’excès, cet Icare du jazz moderne accède à l’immortalité des artistes maudits.
Stanley Péan, M.A. (littérature québécoise) (Université Laval), écrivain, chroniqueur littéraire et musical. Auteur, entre autres, de Jazzman : chroniques autour d’une passion (Mémoire d’encrier, 2006) ; Toute la ville en jazz (Trait d’union, 1999) ; Bizango (Les Allusifs, 2011). Lauréat de nombreux prix littéraires. Animateur de l’émission jazz d’Espace Musique de Radio-Canada.