Le journalisme et l’information connaissent une période de mutation profonde depuis l’avènement du Web 2.0 et des médias sociaux. Cette mutation ne touche pas que le Québec. Elle est mondiale.
Un grand nombre de médias traditionnels, principalement des journaux et des magazines, ont fermé leurs portes au cours des dernières années ou se sont transformés en offrant maintenant de l’information en ligne. À l’inverse, les médias audiovisuels produisent du contenu écrit sur leurs sites Internet. Le consommateur d’information, pour sa part, se déplace progressivement vers les médias sociaux et les appareils mobiles.
Au Québec, l’ensemble des médias d’information ont moins souffert de la révolution numérique qu’aux États-Unis ou en Europe. Mais le visage du journalisme n’en est pas moins en profonde transformation ici comme partout en Occident. Plusieurs observateurs de la scène médiatique s’interrogent même sur le devenir de cette profession vieille de quatre siècles. Il y a-t-il péril en la demeure?
Robert Maltais, spécialiste en éthique, œuvre dans le domaine de l’information depuis 35 ans, dont 16 ans à la Société Radio-Canada. Il complète présentement une thèse de doctorat sur le thème de « La déontologie comme ultime rempart du journalisme » à l’Université catholique de Louvain, en Belgique. Il assume la direction du programme de journalisme de l’Université de Montréal depuis 2009.