La Syrie occupe une position stratégique importante au Proche-Orient. Elle est la seule puissance alliée de la Russie et de l’Iran dans la région et résiste à l’hégémonie politique américaine. De plus, elle permet à l’aide iranienne de transiter vers le Hezbollah au Liban du Sud, faisant ainsi échec aux visées israéliennes. Pour les pays de l’OTAN et leurs alliés locaux, il fallait donc abattre le régime coûte que coûte. Les révoltes de 2011 en offraient une occasion parfaite.
Dyala Hamzah est professeure adjointe d’histoire du monde arabe contemporain à l’Université de Montréal. Ses publications portent sur l’histoire sociale et intellectuelle de la Syrie et de l’Égypte.
Rachad Antonius est professeur titulaire de sociologie à l’UQAM et spécialiste du Proche-Orient. Il a déjà présenté des conférences aux Belles Soirées à plusieurs reprises et il est souvent interviewé sur les grandes chaînes télévisuelles du pays.