La société syrienne est une mosaïque de groupes confessionnels et ethniques. Le régime issu de l’indépendance a été autoritaire, voire dictatorial, mais il jouissait d’une légitimité certaine à cause de son orientation nationaliste et laïque. Quand l’État a abandonné sa politique d’appui à l’agriculture et à la petite industrie et a pris un tournant néolibéral, le caractère répressif du régime est devenu intolérable, ce qui a mené aux protestations de 2011, déclenchées à la faveur des révoltes arabes dans les pays avoisinants.
Dyala Hamzah est professeure adjointe d’histoire du monde arabe contemporain à l’Université de Montréal. Ses publications portent sur l’histoire sociale et intellectuelle de la Syrie et de l’Égypte.
Rachad Antonius est professeur titulaire de sociologie à l’UQAM et spécialiste du Proche-Orient. Il a déjà présenté des conférences aux Belles Soirées à plusieurs reprises et il est souvent interviewé sur les grandes chaînes télévisuelles du pays.