Diplômé de l’École des Beaux-Arts en 1970, Jean-Paul Viguier obtient trois ans plus tard un Master of City Planning in Urban Design. Il est alors embauché avec plusieurs de ses condisciples par la Ville de New York pour remodeler le tissu urbain de Manhattan. Après son retour en France, il obtient un premier prix du jury pour le projet de concours pour l’Opéra de la Bastille en 1983.
Son agence et ses nombreuses réalisations bénéficient d’une reconnaissance internationale : le Pavillon de la France à l’Exposition Universelle de Séville, le Parc André Citroën et le siège de France Télévisions à Paris, les tours Coeur Défense, l’hôtel Sofitel Water Tower à Chicago, le McNay Museum of Art de San Antonio, au Texas, premier musée d'art moderne américain construit par un architecte français.
La conférence de Jean-Paul Viguier, intitulée «Architecture et technologie invisible», montrera qu’une architecture comme la sienne qui fait appel à une technologie sophistiquée, ne doit pas avoir nécessairement recours à celle-ci comme argument architectural. Pour rester sur le terrain du sens Jean-Paul Viguier préfère, les notions de «lisse», de transparence, de profondeur et de vide, de vertige, de noir et de blanc, d’architecture qui «soigne».
Conférence présentée dans le cadre du cycle de conférences internationales 2012-2013 organisé conjointement par l'École d'architecture de l'Université de Montréal et le Laboratoire d'étude de l'architecture potentielle (LEAP) sous le thème Mouvement, profondeur : pratiques de l'espace architectural.