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URL:https://murmitoyen.com/events/vanille/udem/detail/837700-conference-des
 -laureats-du-prix-gerard-parizeau-en-histoire-2018
LOCATION:Pavillon Roger-Gaudry \, 2900\, boul. Édouard-Montpetit\, Local M
 -415\, Montréal\, QC\, Canada
SUMMARY:Conférence des lauréats du prix Gérard-Parizeau en histoire 2018
DESCRIPTION:Titre de la conférence de Jacques Rouillard\nLe syndicalisme 
 comme source de la social-démocratie au Québec (1900-1944) \nJacques Ro
 uillard est professeur émérite du département d’histoire de l’Unive
 rsité de Montréal. Depuis plus de quarante ans\, il s’est consacré à
  l’histoire du syndicalisme québécois et a publié de nombreux ouvrage
 s et articles sur le sujet. Il est notamment l’auteur de Le syndicalisme
  québécois. Deux siècles d’histoire (Boréal\, 2004)\, L’expérienc
 e syndicale au Québec. Ses rapports à l’État\, à la nation et à l
 ’opinion publique (vlb\, 2009). Il termine un volume consacré à l’hi
 stoire du Conseil des métiers et du travail de Montréal de 1897 à 1930 
 (actuel Conseil régional FTQ. Montréal métropolitain) qui\, en pratique
 \, joue le rôle de la FTQ fondé en 1937.\nRésumé de la conférence :N
 otre modèle de société s’inspire des valeurs sociales-démocratiques 
 qui misent sur le caractère démocratique de la société et son humanisa
 tion grâce à un rôle accru de l’État au plan économique et à la mi
 se en place d’un filet de sécurité sociale. Cette vision de la sociét
 é est portée depuis longtemps par le mouvement syndical\, bien en deçà
  des années 1950 et 1960. Le fruit de nos recherches laisse voir que ce s
 ont les syndicats internationaux (nord-américains) venus des États-Unis 
 à partir de la fin du XIXe siècle qui sont les initiateurs de cette visi
 on de la société au Québec. Ils dominent de loin le mouvement syndical 
 et leurs revendications politiques auprès des gouvernements ne s’aligne
 nt pas sur celles articulées aux États-Unis\, mais sur celles qui animen
 t le mouvement ouvrier britannique (Trades Union Congress\, Labour Party).
 \nC’est ce que nous allons montrer pour la période 1900 à 1944 à par
 tir notamment des mémoires annuels soumis au gouvernement du Québec. Les
  réclamations portent sur un large éventail de sujets qui vont bien au-d
 elà des conditions de travail : élargissement des droits démocratiques
  dont le droit de vote pour les femmes\, éducation gratuite et obligatoir
 e\, nationalisation des entreprises de services publics et mise en place d
 ’un filet de sécurité sociale\, etc. C’est rafraichissant de savoir 
 que l’histoire de la société québécoise ne se résume pas à la Gran
 de Noirceur et que les valeurs qu’elle porte intègre celles issues de s
 on appartenance au continent nord-américain.\nTitre de la conférence de
  Martin Petitclerc\nQuestion sociale\, problème politique. La pauvreté 
 et l’histoire du Québec contemporain \nMartin Petitclerc est professeu
 r au département d’histoire de l’UQAM. Il est directeur du Centre d
 ’histoire des régulations sociales (CHRS) et chercheur au Centre interu
 niversitaires d’études québécoises. Ses recherches portent principale
 ment sur la protection sociale et les mouvements sociaux. Son premier livr
 e\, Nous protégeons l’infortune : les origines populaires de l’écon
 omie sociale au Québec (Vlb éditeur\, 2007) a été récompensé par le 
 prix de la Fondation Lionel-Groulx de l’IHAF et le prix Clio-Québec de 
 la Société historique du Canada. Il a également obtenu le prix Guy-et-L
 ilianne Frégault de l’IHAF pour son article sur le système d’assista
 nce publique au Québec. Il a publié récemment\, avec Martin Robert\, Gr
 ève et paix. Une histoire des lois spéciales au Québec (Lux éditeur\, 
 2018).           \nRésumé de la conférence :Situation pénib
 le de privation et de dépendance pour les personnes qui la vivent\, la pa
 uvreté est également un problème « social » qui révèle\, sous le 
 vernis parfois lustré des discours officiels\, les tensions fondamentales
  qui structurent l’organisation d’une société. C’est pourquoi l’
 analyse de la pauvreté et de ses modes de régulation est une voie privil
 égiée pour aborder certaines institutions centrales de l’histoire soci
 ale québécoise\, dont la famille\, le droit\, le marché\, les mouvement
 s sociaux\, l’Église et l’État. De l’institutionnalisation de l’
 indigence de la fin du XIXe siècle aux politiques sociales providentialis
 tes de la seconde moitié du XXe siècle\, en passant par l’expérience 
 du chômage de masse lors de la crise économique des années 1930\, l’
 étude de ces métamorphoses de la question sociale nous permettra d’esq
 uisser quelques pistes de réflexion sur les enjeux posés par les inégal
 ités sociales afin d’en redécouvrir la nature profondément politique.
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