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URL:https://murmitoyen.com/events/vanille/udem/detail/770595-soutenance-de-
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LOCATION:Pavillon Roger-Gaudry \, 2900\, boul. Édouard-Montpetit\, Local M
 -415\, Montréal\, QC\, Canada
SUMMARY:Soutenance de thèse David BEL
DESCRIPTION:Titre : Économie politique du développement de l’enseignem
 ent du français en Chine au niveau universitaire. Entre discours et réal
 ités\nDate : 21 juin 2017  Lieu : Pavillon Roger Gaudry (Local P-217) 
 Heure : 10 h   Jury :\n\n\nPrésident-rapporteur : Isabelle Mont
 ésinos-Gelet\n\n\n\n\nDirecteur de recherche : Patricia Lamarre\n
 \n\n\n\nCodirectrice de recherche : Fu Rong\n\n\n\n\nMembre du 
 jury : Danièle Moore\n\n\n\n\nExaminatrice externe : Alexandra J
 affeCalifornia State University/Dep.of Anthropology\n\n\n\n\nReprése
 ntant de la doyenne : Michel Lepage\n\n\nPrière de se présenter à 
 la salle indiquée 10 minutes avant le début de la séance.\nRésumé\n
 Depuis le début des années 2000\, les programmes universitaires de fran
 çais (spécialité\, 法语专业) connaissent une croissance exponentiel
 le en Chine (+ 340% en 15 ans) alors que leur nombre avait augmenté de ma
 nière plutôt modérée et irrégulière entre 1949 et 1999. Cette croiss
 ance est aujourd’hui mal connue\, mal mesurée et mal expliquée. La pr
 ésente thèse tente\, dans une perspective critique\, de répondre à cet
 te triple insatisfaction en proposant de considérer ce phénomène bien 
 étonnant sous l’angle d’une approche en économie politique des langu
 es couplée à une vision sociohistorique. Les données de recherche sont 
 de deux natures: une enquête de terrain visant à mieux cerner la réalit
 é de cette croissance\, ainsi que des entrevues d’enseignants et d’é
 tudiants de français et de directeurs\, réalisées notamment – mais pa
 s uniquement – dans deux universités.\nLa perspective sociohistorique 
 adoptée a permis de mieux comprendre l’évolution précédant 2000 de m
 ême que ce qu’il se passe depuis (croissance exponentielle et explosion
  de l’offre). Il apparaît ainsi que l’histoire de ces programmes de f
 rançais de 1949 à 1999 – soit avant le boom des années 2000 – ne s
 ’inscrit pas nécessairement dans les cadres chronologiques et explicati
 fs habituels.\nQuant à l’analyse de la période contemporaine (depuis 
 2000)\, elle a été menée en adoptant une perspective d’économie poli
 tique\, ce qui revient à considérer l’enseignement universitaire des l
 angues étrangères en Chine comme un marché\, dont il faut comprendre le
  mode de fonctionnement – qui sont les acheteurs? Qui sont les vendeurs?
  Comment les prix sont-ils fixés? – de même que la place que le franç
 ais y occupe. Dans ce cadre\, outre l’image positive du français\, il a
 pparaît surtout que cette langue est impliquée dans des enjeux qui la d
 épassent. Les universités (l’offre) subissent une pression politique t
 rès forte (dans un contexte de massification de l’enseignement supérie
 ur) qui les incite à multiplier leur offre de programmes (ndlr: le nombre
  de spécialités offertes)\, notamment les langues étrangères et de ce 
 fait le français\, dont le développement apparaît alors et surtout comm
 e une externalité positive. Quant aux étudiants\, il ne s’agit pas tan
 t d’acquérir un capital linguistique monnayable sur le marché du trava
 il qu’un capital symbolique lié à la réputation de l’université o
 ù le français est appris\, capital qui jouera un rôle et pourra éventu
 ellement être converti en un « bon travail ». Le français ne s’avèr
 e ainsi pas l’élément décisif sauf cas particulier\, comme les perspe
 ctives professionnelles croissantes offertes par l’Afrique\, continent q
 ui fait une apparition non prévue dans le paysage de la francophonie univ
 ersitaire chinoise.\nLes implications didactiques de cette étude sont no
 mbreuses\, de la complexité des représentations sur le français mises 
 à jour qui influencent autant son enseignement que son apprentissage\, à
  l’articulation entre motivation et « investissement langagier » des 
 étudiants\, en passant par les enjeux de la prise en compte de la diversi
 té\, notamment francophone.\nCette thèse invite enfin plus généraleme
 nt à réfléchir à la manière dont on parle du développement de l’en
 seignement d’une langue étrangère dans un pays donné.\nMots-clés: E
 nseignement du français en Chine\, économie politique\, universités chi
 noises\, francophonie universitaire chinoise.\n 
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