BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:https://murmitoyen.com/events/vanille/udem/
X-WR-TIMEZONE:America/Montreal
BEGIN:VEVENT
UID:69e24a8d21805
DTSTAMP:20260417T105821
DTSTART:20120416T090000
SEQUENCE:0
TRANSP:OPAQUE
DTEND:20120416T090000
URL:https://murmitoyen.com/events/vanille/udem/detail/110042
LOCATION:Université de Montréal - Carrefour des arts et des sciences\, 31
 50\, rue Jean-Brillant \, Montréal\, QC\, Canada\, H3T 1N8
SUMMARY:Développement d'un indice de vulnérabilité à l'érosion éolien
 ne à partir d'images satellitales
DESCRIPTION:...dans le bassin arachidier du Sénégal : cas de la région d
 e ThièsSoutenance de thèse de doctorat en géographie par Robert Cissokh
 o à l'Université de MontréalRésumé  L’érosion éolienne est un pro
 blème environnemental parmi les plus sévères dans les régions arides\,
  semi-arides et les régions sèches sub-humides de la planète. L’éros
 ion des sols accélérée par le vent provoque des dommages à la fois loc
 alement et régionalement. Sur le plan local\, elle cause la baisse des nu
 triments par la mobilisation des particules les plus fines et de la matiè
 re organique. Cette mobilisation est une des causes de perte de fertilité
  des sols avec comme conséquence\, une chute de la productivité agricole
  et une réduction de la profondeur de la partie arable. Sur le plan régi
 onal\, les tempêtes de poussières soulevées par le vent ont un impact n
 on négligeable sur la santé des populations\, et la déposition des part
 icules affecte les équipements hydrauliques tels que les canaux à ciel o
 uvert ainsi que les infrastructures notamment de transport. Dans les régi
 ons où les sols sont fréquemment soumis à l’érosion éolienne\, les 
 besoins pour des études qui visent à caractériser spatialement les sols
  selon leur degré de vulnérabilité sont grands. On n’a qu’à penser
  aux autorités administratives qui doivent décider des mesures à prendr
 e pour préserver et conserver les potentialités agropédologiques des so
 ls\, souvent avec des ressources financières modestes mises à leur dispo
 sition. Or\, dans certaines de ces régions\, comme notre territoire d’
 étude\, la région de Thiès au Sénégal\, ces études font défaut. En 
 effet\, les quelques études effectuées dans cette région ou dans des co
 ntextes géographiques similaires ont un caractère plutôt local et les a
 pproches suivies (modèles de pertes des sols) nécessitent un nombre subs
 tantiel de données pour saisir la variabilité spatiale de la dynamique d
 es facteurs qui interviennent dans le processus de l’érosion éolienne.
  La disponibilité de ces données est particulièrement problématique da
 ns les pays en voie de développement\, à cause de la pauvreté en infras
 tructures et des problèmes de ressources pour le monitoring continu des v
 ariables environnementales.  L’approche mise de l’avant dans cette rec
 herche vise à combler cette lacune en recourant principalement à l’ima
 gerie satellitale\, et plus particulièrement celle provenant des satellit
 es Landsat-5 et Landsat-7. Les images Landsat couvrent la presque totalit
 é de la zone optique du spectre exploitable par télédétection (visible
 \, proche infrarouge\, infrarouge moyen et thermique) à des résolutions 
 relativement fines (quelques dizaines de mètres). Elles permettant ainsi 
 d’étudier la distribution spatiale des niveaux de vulnérabilité des s
 ols avec un niveau de détails beaucoup plus fin que celui obtenu avec des
  images souvent utilisées dans des études environnementales telles que A
 VHRR de la série de satellites NOAA (résolution kilométrique). De plus\
 , l’archive complet des images Landsat-5 et Landsat-7 couvrant une péri
 ode de plus de 20 ans est aujourd’hui facilement accessible. Parmi les p
 aramètres utilisés dans les modèles d’érosion éolienne\, nous avons
  identifiés ceux qui sont estimables par l’imagerie satellitale soit di
 rectement (exemple\, fraction du couvert végétal) soit indirectement (ex
 emple\, caractérisation des sols par leur niveau d’érodabilité). En e
 xploitant aussi le peu de données disponibles dans la région (données c
 limatiques\, carte morphopédologique) nous avons élaboré une base de do
 nnées décrivant l’état des lieux dans la période de 1988 à 2002 et 
 ce\, selon les deux saisons caractéristiques de la région : la saison de
 s pluies et la saison sèche. Ces données par date d’acquisition des im
 ages Landsat utilisées ont été considérées comme des intrants (critè
 res) dans un modèle empirique que nous avons élaboré en modulant l’im
 pact de chacun des critères (poids et scores). À l’aide de ce modèle\
 , nous avons créé des cartes montrant les degrés de vulnérabilité dan
 s la région à l’étude\, et ce par date d’acquisition des images Lan
 dsat. Suite à une série de tests pour valider la cohérence interne du m
 odèle\, nous avons analysé nos cartes afin de conclure sur la dynamique 
 du processus pendant la période d’étude. Nos principales conclusions s
 ont les suivantes : 1) le modèle élaboré montre une bonne cohérence in
 terne et est sensible aux variations spatiotemporelles des facteurs pris e
 n considération 2)\; tel qu’attendu\, parmi les facteurs utilisés pour
  expliquer la vulnérabilité des sols\, la végétation vivante et l’é
 rodabilité sont les plus importants \; 3) ces deux facteurs présentent u
 ne variation importante intra et inter-saisonnière de sorte qu’il est d
 ifficile de dégager des tendances à long terme bien que certaines partie
 s du territoire (Nord et Est)  aient des indices de vulnérabilité forts\
 , peu importe la saison \; 4) l’analyse diachronique des cartes des indi
 ces de vulnérabilité confirme le caractère saisonnier des niveaux de vu
 lnérabilité dans la mesure où les superficies occupées par les faibles
  niveaux de vulnérabilité augmentent en saison des pluies\, donc lorsque
  l’humidité surfacique et la végétation active notamment sont importa
 ntes\, et décroissent en saison sèche \; 5) la susceptibilité\, c’est
 -à-dire l’impact du vent sur la vulnérabilité est d’autant plus for
 te que la vitesse du vent est élevée et que la vulnérabilité est forte
 . Sur les zones où la vulnérabilité est faible\, les vitesses de vent 
 élevées ont moins d’impact. Dans notre étude\, nous avons aussi inclu
 s une analyse comparative entre les facteurs extraits des images Landsat e
 t celles des images hyperspectrales du satellite expérimental HYPERION. B
 ien que la résolution spatiale de ces images soit similaire à celle de L
 andsat\, les résultats obtenus à partir des images HYPERION révèlent u
 n niveau de détail supérieur grâce à la résolution spectrale de ce ca
 pteur permettant de mieux choisir les bandes spectrales qui réagissent le
  plus avec le facteur étudié. Cette étude comparative démontre que dan
 s un futur rapproché\, l’amélioration de l’accessibilité à ce type
  d’images permettra de raffiner davantage le calcul de l’indice de vul
 nérabilité par notre modèle. Jusqu’à ce moment\, l’imagerie Landsa
 t offre un support d’informations permettant d’évaluer le niveau de f
 ragilisation des sols par l’action du vent et par la dynamique des carac
 téristiques des facteurs telles que la couverture végétale aussi bien v
 ivante que sénescente.   Directeur  de rechercheFrançois Cavayas\, Dép
 artement de géoraphieJuryAndré Roy\, Université de Montréal\, préside
 nt-rapporteurDaniel Fortier\, Université de Montréal\, membre du juryCha
 rles Bielders\, Université catholique de Louvain\, examinateur externeDé
 partement de géographie de l'Université de Montréal   
END:VEVENT
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:America/Montreal
X-LIC-LOCATION:America/Montreal
END:VTIMEZONE
END:VCALENDAR