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LOCATION:Galerie DHC/ART\, 451\, rue Saint-Jean\, Montréal\, QC\, Canada\,
  H2Y 2R5
SUMMARY:Chroniques d'une disparition
DESCRIPTION:DHC/ART Fondation pour l’art contemporain est heureuse de pr
 ésenter Chroniques d’une disparition\, une exposition collective théma
 tique qui réunit des œuvres majeures réalisées par cinq artistes de pr
 ovenance et de réputation internationales: Omer Fast\, Teresa Margolles\,
  Philippe Parreno\, Taryn Simon et José Toirac. L’exposition explore di
 fférentes notions de disparition articulées autour des sphères personne
 lle\, sociale et politique. Toutes les œuvres mettent en scène le deuil\
 , l’absence et la perte\, et les conceptualisent dans des récits associ
 atifs denses qui dévoilent le caché et l’inaccessible\, ou ce que l’
 on soustrait au regard.  Filmée en 70 mm et transposée numériquement su
 r un très grand écran\, June 8\, 1968 (2009)\, cette obsédante et sompt
 ueuse installation filmique de sept minutes signée Philippe Parreno\, rec
 onstitue le voyage en train le 8 juin 1968\, de New York à Washington\, d
 u cercueil dans lequel reposait la dépouille du sénateur assassiné Robe
 rt Kennedy. Le film se compose littéralement d’une série de travelling
 s réalisés du point de vue du train et de la dépouille qu’il transpor
 te. L’immense projection crée une équivalence d’échelle entre le pu
 blic en train de regarder la foule endeuillée et silencieuse qui longe la
  voie ferrée\, et cette foule qui\, en retour\, regarde le public.  An Am
 erican Index of the Hidden and Unfamiliar (2007)\, l’inventaire photogra
 phique magistral de Taryn Simon sur ce qu’on ne peut pas ou ne se permet
  pas de voir dans les domaines de la science\, du gouvernement\, de la sé
 curité et de la nature\, révèle ce qui constitue les fondements du fonc
 tionnement et de la mythologie aux États-Unis. Avec leur composition form
 elle et leur éclairage précis\, ces photographies d’objets normalement
  inatteignables ou d’endroits inaccessibles s’accompagnent de textes s
 pécifiques qui les mettent en contexte. Avec une grande acuité analytiqu
 e\, ce travail expose ultimement\, dans des déclinaisons fortes et troubl
 antes\, ce qui est à la base de la société américaine.  Le film 5000 F
 eet is the Best (2011) de l’artiste Omer Fast s’appuie sur des intervi
 ews avec un opérateur américain de Predator\, un drone de l’armée de 
 l’air américaine\; celui-ci décrit des incidents au cours desquels des
  militants et des civils ont été victimes de tirs au Pakistan et en Afgh
 anistan\, et évoque les profondes blessures psychologiques qui en ont dé
 coulé. Le film est un mélange brillant de faits et de fiction\, qui fait
  voir certains aspects techniques du travail tout en offrant des digressio
 ns narratives fascinantes. Avec sa structure presque circulaire\, l’œuv
 re revient toujours au noyau central des interviews avec un pilote à la f
 ois réel et fictif. Dans ce qui ressemble de manière alarmante à un jeu
  vidéo\, le pilote peut être basé à Las Vegas et diriger des drones me
 urtriers à mi-chemin du bout du monde. Tels sont les bouleversements de l
 a guerre moderne.  L’œuvre conceptuelle à un seul écran de l’artist
 e cubain José Toirac\, Opus (2005)\, présente un discours réaménagé d
 u leader controversé Fidel Castro\, de plus en plus discret depuis sa ret
 raite en 2008\, où tout\, sauf les nombres\, a été effacé de la bande 
 sonore. Ces déclarations emportées sur les nombres\, empreintes d’envo
 lées rhétoriques\, se présentent comme une litanie sans fin dont les re
 présentations visuelles d’un blanc éclatant apparaissent sur un écran
  noir. L’artiste réduit les divagations de Castro en quantifications in
 compréhensibles de gains\, de pertes ou de prévisions\, réduisant ainsi
  la politique à une spirale infinie et à des faux-fuyants.  Plancha (201
 0) de l’artiste mexicaine Teresa Margolles est\, à première vue\, une 
 sculpture minimaliste apparemment innocente\, mais elle peut livrer un pui
 ssant impact émotionnel par son utilisation dérangeante de substances co
 rporelles et par son évocation d’événements très traumatisants. De l
 ’eau tombe goutte à goutte du plafond pour frapper des surfaces métall
 iques chauffées et s’évaporer immédiatement. Provenant d’une morgue
  de Mexico où l’artiste a travaillé\, cette eau sert à nettoyer les c
 adavres\, dont probablement ceux de victimes de meurtres\, alors que les p
 laques d’acier rappellent une table d’opération. À l’aide de quelq
 ues éléments concrets\, Margolles réussit à reconstituer brillamment n
 on seulement le corps humain après la mort\, mais aussi et surtout le pas
 sage final de la présence à l’absence.
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