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LOCATION:Studio XX\, 4001\, rue Berri\, Espace 201\, Montréal\, QC\, Canad
 a\, H2L 4H2
SUMMARY:Exposition CORRECTIONS MARGINALES
DESCRIPTION:Commissaire : STÉPHANIE BERTRAND  Artistes : MARTHA AMOROCHO\,
  STÉPHANIE CHABOT\, ALEXA CUESTA\, JULIE FAVREAU\, AMÉLIE GUÉRIN\, KARI
 NA HERAZO\, JULIETA MARIA\, HELENA MARTIN FRANCO\, NOÉMI MCCOMBER\, MARIA
  EUGENIA TRUJILLO\, ANNE PARISIEN\, MARIA ISABEL RUEDA\, LISETTE URQUIJO  
 La suggestion d’une correction marginale évoque à elle seule une multi
 tude de menaces et de possibilités conflictuelles. Celle-ci peut faire r
 éférence à un ajustement délicat d’outils financiers capable de susc
 iter l’effondrement d’une économie\, ou alors à la douce coercition 
 de corps qui\, avec le temps et la pression\, sont contraints de se plier 
 à l’ordre établi. Elle peut aussi être lue comme un effort négligeab
 le de rectification qui\, à défaut d’une volonté politique soutenue\,
  dissimule malgré lui des pratiques brutales derrière une façade de bon
 nes intentions. Mais\, qu’elle qu’en soit son implication ultime\, l
 ’allusion d’une correction marginale comporte toujours une part de vio
 lence\, qui réside autant dans l’acte que dans son omission.  “Correc
 tions marginales” est un projet d’exposition qui a pris forme au sein 
 d’un échange entre deux collectifs de femmes artistes. Au nord\, L’Ar
 aignée (Montréal\, Canada) et au sud\, La Redhada (Carthagena\, Columbia
 ). À travers Helena Martin Franco\, membre des deux collectifs\, l’expo
 sition a été conçue en tant que rencontre entre artistes des deux lieud
 its dont le travail engage des gestes\, des postures\, et des figures asso
 ciées à la violence soit dans sa forme spécifique et explicite ou dissi
 mulée et coercitive.  Reflétant leur milieu respectif\, les œuvres rass
 emblées dans cette exposition opèrent sur plusieurs registres\, emprunta
 nt des approches littérales\, métaphoriques\, ou allégoriques pour mat
 érialiser des hostilités jusqu’alors cachées ou intangibles. À trave
 rs leur travail\, plusieurs des artistes de la Colombie examinent leur con
 texte local à Carthagène\, où les valeurs généralement puritaines et 
 conservatrices ont tendance à voiler une violence très répandue contre 
 la femme\, alimentée en partie par l’industrie touristique du sexe. D
 ’une autre manière\, les artistes Canadiennes donnent forme à des pres
 sions et des menaces plus abstraites et insaisissables par la création de
  scénarios et d’atmosphères inquiétantes et fatidiques.  Il ne s’ag
 it surtout pas\, en assemblant ces œuvres dans une même exposition\, d
 ’égaliser ou d’amoindrir les différences liées aux deux contextes l
 ocaux qui motivent chacune des pratiques. L’intention est plutôt de sug
 gérer\, par la juxtaposition de ces œuvres variées\, une série de rep
 ères servant à reformuler l’idée de la violence en évitant le marcha
 ndage de la peur et les tactiques insensibles du journalisme sensationnali
 ste par lequel la violence est de plus en plus neutralisée\, en proposant
  plutôt une série de corrections urgentes\, réelles ou imaginées.  La 
 commissaire et L'Araignée remercient le Conseil des arts du Canada\, La R
 edhada\, Ivgenia Naiman et La Centrale galerie Powerhouse.
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